Un été qui passe, tranchant et rapide comme un coup de rasoir ! Des cartes dépliées, repliées en vrac, émiettées, mâchonnées, dézinguées. Des voitures, des trains, des avions, des hôtels, des maisons de loc et une petite tente toute verte, héroïque et courageuse, bravant fièrement l'hostile climat anglais.
Des courses de vélo frénétiques sur de fluettes et sautillantes petites routes de campagne, des marches rêveuses à l'ombre des grands arbres aux larges feuilles piquetées de soleil, des heures de rêvasserie à l'ombre interlope et peu rassurante de parasols tout bourdonnant encore de l'agitation d'insectes nocturnes [chauve souris trouvant là un abri temporaire, papillons juteux et velus ayant définitivement établi résidence et araignées acrobates virevoltant de fil en fil].
Des iles océanes pour nous seuls, de longues heures de silence salées [Où je me coltine les aventures d'Adamsberg, de la Roumanie au Québec. Et de Varg Veum, plus dépressif que jamais...Ca va mal finir, je crains pour sa santé.] Du plaisir aussi de lire des polars écrits dans les années 80, quand le portable et l'internet n'existaient pas. Goddamm passez-moi un fax au plus vite Moneypenny, Londres est sous l’éteignoir [et moi-même je ne me sens pas très bien...] !
Des festivals frénétiques [Glastonbury - Electric Picnic], superbes de démesure et de décadence, enquillés les yeux écarquillés façon Orange mécanique, en apnée - pourvu que le corps tienne. Un frémissement à la surface des eaux, une onde, une clameur, quand tous nos souffles ne font qu'un ! Et la bière glacée de nous couler dans les poumons comme la sève alcoolisée d'un arbre de vie !
vendredi 5 septembre 2008
lundi 18 août 2008
Vacances
Quinze jours de courses. Pas de ces sprints éphémères qui claquent comme des balles et ne laissent dans la bouche qu'un plaisir perdu. Mais un effort long et soutenu - agréable quand le corps court seul et l'esprit vagabonde. De ces longues courses sous les branchages, des paysages magnifiques, des collines au loin toutes vaporeuses de brume, des sous-bois aux arbres élancés, aux larges feuilles piquetées de soleil. Des tapis de mousse et de résines de pin odorantes. Une foulée altière, flottant sous ces grandes cathédrales de lumière distillant la fraîcheur et le calme des églises.
Réception du visa pour le Canada, superbe et d'une blancheur immaculée. Sésame ouvrant les porte d'un monde nouveau...
Prochaine étape : l'envol !...
Réception du visa pour le Canada, superbe et d'une blancheur immaculée. Sésame ouvrant les porte d'un monde nouveau...
Prochaine étape : l'envol !...
mercredi 23 juillet 2008
Décollage immédiat
Depuis deux jours je me ballade avec une petite Brune sur les épaules, et de grandes ailes de papillons dans le dos !...
Saturation d'oxygène et visions idylliques de Delirium tremens ... Etat d'apesanteur propre aux grandes altitudes...
Relâchement floconneux en un abandon extatique !
Saturation d'oxygène et visions idylliques de Delirium tremens ... Etat d'apesanteur propre aux grandes altitudes...
Relâchement floconneux en un abandon extatique !
mardi 17 juin 2008
Deux lieux hors du temps
Le cabinet médical du docteur Plouf, antichambre de l'ambassade canadienne. Terrain neutre en suspend ; un monde un peu flottant, aérien, hors du temps et des lieux, comme suspendu entre deux rives.
Séance d'introspection et inspection méthodique d'un corps qui lentement se désagrège, mais essaye de n'en rien laisser paraître...
Dans la foulée, et pour prolonger cette sensation d'apesanteur - comme quand l'esprit se grise d'un trop plein d'oxygène - je filai illico à l'expo Camille Claudel. J'y retrouvai le Musée Rodin et mes amours de jeunesse - le luxe extraordinaire d'une maison de campagne au plein cœur de Paris, le souffle de la création et les ultimes limites de la fragilité.
De pièce en pièce, un dialogue suspendu entre les sculptures, qui se répondent en écho, comme un fil d'Ariane guidant aux portes de terres inconnues....
---------------------
Mais encore...
Le site du Musée Rodin : http://www.musee-rodin.fr
Séance d'introspection et inspection méthodique d'un corps qui lentement se désagrège, mais essaye de n'en rien laisser paraître...
Dans la foulée, et pour prolonger cette sensation d'apesanteur - comme quand l'esprit se grise d'un trop plein d'oxygène - je filai illico à l'expo Camille Claudel. J'y retrouvai le Musée Rodin et mes amours de jeunesse - le luxe extraordinaire d'une maison de campagne au plein cœur de Paris, le souffle de la création et les ultimes limites de la fragilité.
De pièce en pièce, un dialogue suspendu entre les sculptures, qui se répondent en écho, comme un fil d'Ariane guidant aux portes de terres inconnues....
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Mais encore...
Le site du Musée Rodin : http://www.musee-rodin.fr
vendredi 30 mai 2008
Un long chemin et des petites pierres blanches
L'attende d'un visa de résidence permanente fait appel une vertu qui devrait être cardinale [et qui je pense doit être prise en compte comme un gage de motivation] : la patience...
Entre deux périodes d'attente, il est des courriers qui provoquent autant d'émotions qu'un message d'erreur de Microsoft dans un ciel d’azur : une lettre de l'Ambassade du Canada ! L'événement est alors fêté à sa juste mesure : champagne, apéro sur le Canal Saint-Martin et bobun royal au meilleur cambodgien de Paris !
Dans le dernier courrier en date : un ticket gagnant pour une visite médicale, avec prise de sang et Cie... Soit une mission angoissante pour tout paranoïaque / hypocondriaque qui se respecte...
L'examen médical est normalement la dernière étape avant l'attribution de la "brune" et du visa lui-même.
Si loin si proche... Attente...
------------------------------
L'attente du visa peut être utilement mise à contribution pour préparer l'arrivée dans la Belle Province, notamment d'un point du vue professionnel.
Je profite de ce nouveau départ pour m'orienter vers un métier qui n'est pas très connu en France, mais qui semble établi au Québec : celui de "recherchiste / documentaliste" [Il consiste à effectuer une recherche sur un thème donné pour un tiers (auteur, entreprise...)].
Une nouvelle aventure dans l'aventure... Mais j'y reviendrai.
Entre deux périodes d'attente, il est des courriers qui provoquent autant d'émotions qu'un message d'erreur de Microsoft dans un ciel d’azur : une lettre de l'Ambassade du Canada ! L'événement est alors fêté à sa juste mesure : champagne, apéro sur le Canal Saint-Martin et bobun royal au meilleur cambodgien de Paris !
Dans le dernier courrier en date : un ticket gagnant pour une visite médicale, avec prise de sang et Cie... Soit une mission angoissante pour tout paranoïaque / hypocondriaque qui se respecte...
L'examen médical est normalement la dernière étape avant l'attribution de la "brune" et du visa lui-même.
Si loin si proche... Attente...
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L'attente du visa peut être utilement mise à contribution pour préparer l'arrivée dans la Belle Province, notamment d'un point du vue professionnel.
Je profite de ce nouveau départ pour m'orienter vers un métier qui n'est pas très connu en France, mais qui semble établi au Québec : celui de "recherchiste / documentaliste" [Il consiste à effectuer une recherche sur un thème donné pour un tiers (auteur, entreprise...)].
Une nouvelle aventure dans l'aventure... Mais j'y reviendrai.
mercredi 28 mai 2008
Live skipper : épilogue...
Arrivée au petit matin dans le port de Boston à la barre de mon fidèle Oryx, à la 1156ème place. Le résultat d'une navigation un peu approximative [j'ai failli arriver à Montréal un peu plus tôt que prévu] faite de longues lignes droites et de coups de barre au gré des sautes de vent, mais finalement pas si mauvaise ; je gagne 400 places par rapport au départ ...
Vivement le Vendée globe !...
Dans la vraie vie, Loïc Peyron a remporté cette Transat Anglaise au terme d'une course passionnante !...
----------------
Le site de la Transat anglaise :
http://www.thetransat.com
Le site de la course virtuelle :
http://www.liveskipper.com
Vivement le Vendée globe !...
Dans la vraie vie, Loïc Peyron a remporté cette Transat Anglaise au terme d'une course passionnante !...
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Le site de la Transat anglaise :
http://www.thetransat.com
Le site de la course virtuelle :
http://www.liveskipper.com
lundi 26 mai 2008
Expo Marie-Antoinette
Superbe mise en scène de Robert Carsen pour un drame en trois actes.
L'enfance en Autriche dans un cadre grand bourgeois, bercée par une vie d'indolence, ce qui n'allait pas l'aider à être reine...
Le règne.
Les heures d'une femme enfant, papillonnant de plaisirs en amusements. Une reine s'enivrant de luxe et de fêtes, fuyant l'étiquette stricte de la cour dans des cercles d'amis restreints, au Hameau ou au Trianon.
Insensiblement, l'icône d'une royauté intouchable, s'effrite...
La chute.
Une pièce sombre, presque étouffante.
D'un côté des citations tirées de journaux intimes, une alternance d'espoirs et de renoncements.
De l'autre, les signes d'un monde nouveau, moderne et épique, tournant le dos à l'Ancien Régime. Une marche en zigzag vers un destin tragique.
Le plus émouvant est une petite coiffeuse toute simple - par rapport au mobilier pour le moins chargé des salles précédentes - surmonté d'un miroir au teint laiteux qui semble avoir gardé le souvenir de ceux qui s'y sont regardé. Pendant une seconde qui se fige - le vertige d'un voyage dans le temps - c'est le regard de Marie Antoinette que l'on voit dans le nôtre.
Au fond de la pièce, flottant comme un fantôme immaculé, le dessin de David, blanc et tranchant comme une lame de guillotine.
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Mais encore...
Exposition Marie-Antoinette au Grand Palais.
http://www.rmn.fr/Marie-Antoinette
L'enfance en Autriche dans un cadre grand bourgeois, bercée par une vie d'indolence, ce qui n'allait pas l'aider à être reine...
Le règne.
Les heures d'une femme enfant, papillonnant de plaisirs en amusements. Une reine s'enivrant de luxe et de fêtes, fuyant l'étiquette stricte de la cour dans des cercles d'amis restreints, au Hameau ou au Trianon.
Insensiblement, l'icône d'une royauté intouchable, s'effrite...
La chute.
Une pièce sombre, presque étouffante.
D'un côté des citations tirées de journaux intimes, une alternance d'espoirs et de renoncements.
De l'autre, les signes d'un monde nouveau, moderne et épique, tournant le dos à l'Ancien Régime. Une marche en zigzag vers un destin tragique.
Le plus émouvant est une petite coiffeuse toute simple - par rapport au mobilier pour le moins chargé des salles précédentes - surmonté d'un miroir au teint laiteux qui semble avoir gardé le souvenir de ceux qui s'y sont regardé. Pendant une seconde qui se fige - le vertige d'un voyage dans le temps - c'est le regard de Marie Antoinette que l'on voit dans le nôtre.
Au fond de la pièce, flottant comme un fantôme immaculé, le dessin de David, blanc et tranchant comme une lame de guillotine.
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Mais encore...
Exposition Marie-Antoinette au Grand Palais.
http://www.rmn.fr/Marie-Antoinette
mercredi 14 mai 2008
Live skipper et Transat anglaise
Après un tour du monde (virtuel rassurez-vous... ) mené de haute lutte, les pieds dans l'eau et la tête dans les étoiles, je rempile pour une course sur les serveurs de Live Skipper, cette fois en participant à la Transat anglaise !... Je ne suis pas vraiment amariné, comme le montre la trajectoire pour le moment un peu rectiligne de mon fidèle Oryx ; mais petit à petit les options se précisent. Coup de barre à tribord et route au Nord pour gagner les vents portants, et titiller les icebergs...
Dans la vraie vie 6 monocoques se suivent en moins de 50 miles, Foncia en tête, autant dire que la régate fait rage...
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Deux sites pour suivre la course : http://www.thetransat.com et http://www.liveskipper.com
Dans la vraie vie 6 monocoques se suivent en moins de 50 miles, Foncia en tête, autant dire que la régate fait rage...
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Deux sites pour suivre la course : http://www.thetransat.com et http://www.liveskipper.com
mercredi 7 mai 2008
Allers et retours Paris / Province.
D'un côté un bleu gris de métal, de l'autre des verts tendres et acidulés. Des horizons de vapeurs fiévreuses ourlées de jaune, frissonnant au soleil.
Une campagne indolente, des routes noueuses se dérobant, ondulant sous nos pas aux heures mornes de l'après midi.
Des soirées de torpeur, un polar à la psychologie de superette [Jonathan Kellerman - Le monstre - truffé de petites phrases hallucinantes, mélange d'affect de bazar et de soupe en boite], un sommeil de plomb agité de tics nerveux, habité de volutes pailletées de couleurs, à l'image des ciels feuillus de sous-bois piquetés de rais de lumière, sans rêves - un sommeil d'innocence, comme doivent en faire encore les enfants et les chiens...
Une campagne indolente, des routes noueuses se dérobant, ondulant sous nos pas aux heures mornes de l'après midi.
Des soirées de torpeur, un polar à la psychologie de superette [Jonathan Kellerman - Le monstre - truffé de petites phrases hallucinantes, mélange d'affect de bazar et de soupe en boite], un sommeil de plomb agité de tics nerveux, habité de volutes pailletées de couleurs, à l'image des ciels feuillus de sous-bois piquetés de rais de lumière, sans rêves - un sommeil d'innocence, comme doivent en faire encore les enfants et les chiens...
lundi 5 mai 2008
Bibliothèque idéale
Comme point de départ ; une idée de classement, de collection, d'établir des listes, de mettre au même niveau...
Dresser une liste des auteurs, lus et relus - qui, à force d'être trimballés dans des sacs de voyage, de prendre le soleil sur les plages avants des voitures, de se faire triturer dans tous les sens, font partie de la famille et même un peu de nous même...
Je voulais présenter ma bibliothèque idéale par auteur, avec une petite fiche descriptive associée... Impossible... En attendant cette fresque : une liste temporaire !
Romans
Polars
Historiens
Bandes dessinées
Dresser une liste des auteurs, lus et relus - qui, à force d'être trimballés dans des sacs de voyage, de prendre le soleil sur les plages avants des voitures, de se faire triturer dans tous les sens, font partie de la famille et même un peu de nous même...
Je voulais présenter ma bibliothèque idéale par auteur, avec une petite fiche descriptive associée... Impossible... En attendant cette fresque : une liste temporaire !
Romans
- Pete Dexter
John Steinbeck
Ernest Hemingway
Sinclair Lewis
Toni Morrison
Jack London
Herman Melville
John Irving
Peter Mayle
Irène Némirovsky
António Lobo Antunes
Milan Kundera
Blaise Cendrars
Albert Camus
Philippe Claudel ; Les âmes grises
Daniel Pennac
Céline
Amélie Nothomb
Boris Vian
Charles Baudelaire
Federico García Lorca
Dante
William Shakespeare
Homère
Alessandro Baricco
Giacomo Leopardi « Je suis mûr pour la mort ! »
J.K.Rowling
John Ronald Reuel Tolkien
Ahmadou Kourouma
Tom Sharpe ; La route sanglante du jardinier Blott
Gao Xingjian
Luis Sepúlveda
Francisco Coloane
Frank Herbert : Dune
Isaac Asimov
Polars
- James Ellroy
Walter Mosley
Jo Nesbo
Gunnar Staalesen
Ake Edwardson , Danse avec l'ange
Henning Mankell
Fred Vargas
Agatha Christie
Historiens
- Jacques Le Goff
Georges Duby
Daniel Arasse
Michel Winock
Pierre Miquel
Jean-François Sirinelli
François Bluche
Ivan Cloulas
Pierre Grimal
Jean Delumeau
Michel Pastoureau
Pierre Carlier
Bandes dessinées
- Cosey
François Bourgeon
Jacques Tardi
Benoit Sokal
Edgar P. Jacobs
Manu Larcenet
Sfar
Lewis Trondheim
André Franquin
Tome et Janry
René Goscinny
Gary Larson
Bill Watterson
lundi 28 avril 2008
Expo Patti Smith / Andrea Branzi
L'expo, dans les sous-sols de la Fondation Cartier, donne l'impression de se perdre dans les pensées labyrinthiques d'une icône punk/rock. Un zeste de création expérimentale type année 60 - genre Easy rider en noir et blanc, le plan séquence du cimetière, sous acide...Un accrochage original mêle projections sur plaques de plexi translucide, poésies et expériences sonores. La musique, noyée et perdue, semble curieusement absente...
De voir Patti Smith cloitrée dans les sous-sols, recluse dans les années 70, c'est un peu le regret d'une occasion manquée ; celui de ne pas avoir pris le parti de la modernité...
Cette musique - rugueuse et accrocheuse - et cet état d'esprit n'ont pourtant pas pris une ride. Et se seraient inscrits superbement, le volume à fond et lancés sans retenue, dans l'architecture élancée et aérée de Jean Nouvel !
L'expérience donne le vertige, et l'envie de vite regagner la surface pour respirer un peu d'air frais...
En surface, d'ailleurs, pour se changer les idées, il y a une installation de Andrea Branzi, légère, aérienne et rigolote comme tout !
-----------------------------------
Mais encore...
Le site de la Fondation Cartier
http://fondation.cartier.com
dimanche 27 avril 2008
Bibliothèque idéale
Il est des questions rituelles ! Sans effort les mots trouvent leur place comme dans une seconde peau.
De quelle race de chien faire son ombre errante ?
Japonaises ou américaines (les motos j'entends…) ?
Au shaker ou à la cuillère ?
Les réponses sont rarement innocentes, chacun faisant avec ses idéaux les concessions qui s'imposent !
De toutes ces questions il en est une plus essentielle encore.
S'il ne devait rester qu'un livre. Si le monde se rétrécissait jusqu'à devenir un îlot perdu. Mes amis et ma famille partis.
L'essence des choses ne devenant que l'ombre d'elle-même.
Moi luttant et me débattant, enlaçant dans mes bras mes richesses, mais celles-ci s'effritant et tombant en poussière.
Ne pouvant sauver qu'un seul livre pour partager une éternité de solitude, quel serait-il ?
De quelle race de chien faire son ombre errante ?
Japonaises ou américaines (les motos j'entends…) ?
Au shaker ou à la cuillère ?
Les réponses sont rarement innocentes, chacun faisant avec ses idéaux les concessions qui s'imposent !
De toutes ces questions il en est une plus essentielle encore.
S'il ne devait rester qu'un livre. Si le monde se rétrécissait jusqu'à devenir un îlot perdu. Mes amis et ma famille partis.
L'essence des choses ne devenant que l'ombre d'elle-même.
Moi luttant et me débattant, enlaçant dans mes bras mes richesses, mais celles-ci s'effritant et tombant en poussière.
Ne pouvant sauver qu'un seul livre pour partager une éternité de solitude, quel serait-il ?
mercredi 23 avril 2008
Petite brise sur une mer d'huile...
Un frémissement, une irisation, comme provoquée par les grandes échasses maigrelettes et aériennes des araignées d'eau sur la surface lisse et tranquille des mares, dans le calme des sous-bois...
Premier signe annonciateur : une réunion d'information sur la Mauricie au Bureau d'Immigration.
Dans le couloir, des affiches du Québec au fil des saisons - Printemps Eté Automne Hiver. Comme pour rappeler une année de démarches, jalonnée de petites pierres blanches, entre attente et rendez-vous. Au bout des doigts, comme un mirage vaporeux, un eldorado et une terre d'aventure toute proche.
Le présent et le futur réunis en une tête d'épingle - un raccourci de l'espace et du temps - [les conditions idéales du Big-bang]...
Dans la foulée, presque naturellement - signe que l'animal avait besoin de se dégourdir les jambes - une lettre de l'ambassade nous informe que notre demande est prise en compte : ça n'a l'air de rien, mais mine de rien c'est une nouvelle étape de franchie !...
En parallèle de ces démarches administratives très encadrées et détaillées, c'est surtout le début d'un processus qui semble tout à coup beaucoup plus urgent : la réactivation des contacts et la préparation concrète du parachutage en terre promise !...
Si loin si proche... Attente...
---------------
Le site indispensable à toute aventure Canadienne et Québécoise : http://www.immigrer.com
Premier signe annonciateur : une réunion d'information sur la Mauricie au Bureau d'Immigration.
Dans le couloir, des affiches du Québec au fil des saisons - Printemps Eté Automne Hiver. Comme pour rappeler une année de démarches, jalonnée de petites pierres blanches, entre attente et rendez-vous. Au bout des doigts, comme un mirage vaporeux, un eldorado et une terre d'aventure toute proche.
Le présent et le futur réunis en une tête d'épingle - un raccourci de l'espace et du temps - [les conditions idéales du Big-bang]...
Dans la foulée, presque naturellement - signe que l'animal avait besoin de se dégourdir les jambes - une lettre de l'ambassade nous informe que notre demande est prise en compte : ça n'a l'air de rien, mais mine de rien c'est une nouvelle étape de franchie !...
En parallèle de ces démarches administratives très encadrées et détaillées, c'est surtout le début d'un processus qui semble tout à coup beaucoup plus urgent : la réactivation des contacts et la préparation concrète du parachutage en terre promise !...
Si loin si proche... Attente...
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Le site indispensable à toute aventure Canadienne et Québécoise : http://www.immigrer.com
vendredi 18 avril 2008
J'adore Paris !
Saucissonné dans un siège charter en partance pour la Finlande, me voilà à la merci de mon voisin sympathique, affable, et néanmoins extrêmement alcoolisé, me susurrant à l'oreille d'une voix pâteuse chargée de Lapin Kulta (L'or de la Laponie) : J'adore Paris.
Le voyage suit son cours ; l'altitude ayant cette particularité intéressante de démultiplier l'euphorie, mon voisin s'enhardit et le murmure tendu mais presque distancié, maîtrisé au prix d'un effort violent, devint déclaration d'amour ; l'affection amicale, tirade dithyrambique et bientôt étreintes et sanglots !
Tout y passa :
Entre deux apparts [entre deux couches de peinture, ponçage, polissage, grattage et toutes ces sortes de mots en age], je sillonnai Paris d'Est en Ouest. Je repensai à mon ami finlandais et me disais que le Paris de ses rêves éthyliques avait bien changé...
Paris est vivant, et il bouge et il gueule ! Il est coloré et t'étreint et te mord, et souffle dans ton cou une rengaine mauvaise à ne plus te lâcher...
A vélo, la nuit, c'est un traveling de film !
Des Champs au Boulevard Saint-Honoré, on roule sur du velours. [Engueulade avec des taxis aux intersections - prise de la Concorde sous les marronniers, face à l'ambassade américaine - moment rare de satisfaction tenant à la main mon vélo tout pourri qui piaffe d'impatience passant en revue des bagnoles reluisantes faisant le pied de grue devant l'Automobile Club de France]. L'air ensuite devient une écharpe de luxe et le spectacle se déroule dans un décor de théâtre [Gomina, chemises roses et costumes rayés. Quelques hauts talons rehaussés de manteau de fourrure, en représentation devant l'Hôtel Costes, font des allers/retours pleins d'emphase entre deux limousines. Ca sent le soleil toute l'année, la saveur douce amère de la Margarita, le cigare et la brillantine].
Des Halles à la Porte Saint-Martin, la rue change de rythme. Rue des Petits-Carreaux, Rue Montorgueil, décrochage devant La Grille pour prendre vite fait la Rue Saint-Denis devant le Frog And Rosbif.
L'air du Nord est sec et vif. Plus râpeux aussi. Les couleurs sont moins tranchées, passent de l'acidulé rose bonbon au sombre du vert bouteille et au jaune olive. La vie à la consistance riche et pâteuse des grandes toiles d'Asger Jorn. Une vie rugueuse et des problèmes pas simples ; une densité de crêpe en béton. La chaleur monte aux joues et dans la gorge un goût de sang rouge et de rance poisseux se mélange à la salive.
Canal Saint-Martin - Terminus haletant. Cradingue et bohême. Le quartier change pourtant, des petites boutiques mignonnes vendant l'air du temps fleurissent un peu partout. Pour le reste, c'est mélangé, vivant, excité, énervé et heureux, et un peu n'importe quoi... Pique-niques de bazars hétéroclites, de bière et de champagne, apéros à Artazart, rock râpeux au Jemmapes, en français ou en polonais, selon l'humeur !
J'adore Paris !...
Le voyage suit son cours ; l'altitude ayant cette particularité intéressante de démultiplier l'euphorie, mon voisin s'enhardit et le murmure tendu mais presque distancié, maîtrisé au prix d'un effort violent, devint déclaration d'amour ; l'affection amicale, tirade dithyrambique et bientôt étreintes et sanglots !
Tout y passa :
- - Les monuments de Paris, les plus beaux du monde, figés comme les maisons de sucre d'Hansel et Gretel. Le Sacré Coeur dominant la morne plaine.
- Les chanteurs populaires et non des moindres, la môme Piaf en tête, toute encore frémissante de passion, son petit menton qui tremble, toujours prêt à s'échapper de ses lèvres entrouvertes un murmure à vous fendre le coeur.
- Les rues de clair-obscur, qu'on imagine sans peine en noir et blanc, les pavés scintillants encore d'une ondée dans le soir. Les photos qu'on a en nous et qu'on trimballe partout, de Doisneau et de Brassai.
- Des parisiennes en Technicolor, toutes en robes flamboyantes, tressautantes de petits pas menus, belles et muettes, enivrantes comme un délire de fièvre.
Entre deux apparts [entre deux couches de peinture, ponçage, polissage, grattage et toutes ces sortes de mots en age], je sillonnai Paris d'Est en Ouest. Je repensai à mon ami finlandais et me disais que le Paris de ses rêves éthyliques avait bien changé...
Paris est vivant, et il bouge et il gueule ! Il est coloré et t'étreint et te mord, et souffle dans ton cou une rengaine mauvaise à ne plus te lâcher...
A vélo, la nuit, c'est un traveling de film !
Des Champs au Boulevard Saint-Honoré, on roule sur du velours. [Engueulade avec des taxis aux intersections - prise de la Concorde sous les marronniers, face à l'ambassade américaine - moment rare de satisfaction tenant à la main mon vélo tout pourri qui piaffe d'impatience passant en revue des bagnoles reluisantes faisant le pied de grue devant l'Automobile Club de France]. L'air ensuite devient une écharpe de luxe et le spectacle se déroule dans un décor de théâtre [Gomina, chemises roses et costumes rayés. Quelques hauts talons rehaussés de manteau de fourrure, en représentation devant l'Hôtel Costes, font des allers/retours pleins d'emphase entre deux limousines. Ca sent le soleil toute l'année, la saveur douce amère de la Margarita, le cigare et la brillantine].
Des Halles à la Porte Saint-Martin, la rue change de rythme. Rue des Petits-Carreaux, Rue Montorgueil, décrochage devant La Grille pour prendre vite fait la Rue Saint-Denis devant le Frog And Rosbif.
L'air du Nord est sec et vif. Plus râpeux aussi. Les couleurs sont moins tranchées, passent de l'acidulé rose bonbon au sombre du vert bouteille et au jaune olive. La vie à la consistance riche et pâteuse des grandes toiles d'Asger Jorn. Une vie rugueuse et des problèmes pas simples ; une densité de crêpe en béton. La chaleur monte aux joues et dans la gorge un goût de sang rouge et de rance poisseux se mélange à la salive.
Canal Saint-Martin - Terminus haletant. Cradingue et bohême. Le quartier change pourtant, des petites boutiques mignonnes vendant l'air du temps fleurissent un peu partout. Pour le reste, c'est mélangé, vivant, excité, énervé et heureux, et un peu n'importe quoi... Pique-niques de bazars hétéroclites, de bière et de champagne, apéros à Artazart, rock râpeux au Jemmapes, en français ou en polonais, selon l'humeur !
J'adore Paris !...
mercredi 16 avril 2008
Adsl et bouquinage
Clamons le haut et fort, la Darty Box fonctionne au poil. Et fait le bonheur des petits et des grands -(surtout des grands)- qui peuvent :
- - Avoir le wifi [je sais, ça fait longtemps que ça existe, mais mieux vaut tard que jamais]
- Virer l'antenne râteau et regarder la télé sans jolis petits pixels dansant autour des personnages, les nimbant d'une lumière mystique, créant des auréoles, et rajoutant aux intrigues un suspense insoutenable [mais qu'est ce qu'il dit ?! mais qu'est ce qu'il fait ?! mais comment ça finit ?!]
- Enterrer la vieille télécommande qui avant un amusant court circuit obligeant les forçats de la télé à se lever toutes les 4 secondes 5 [avec 6 chaines ça va, avec 50 ça peut être pénible...]
- Accessoirement, téléphoner
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