lundi 29 mars 2010

Affichage des images dans blogger

Plus aucune image ne s'affiche, ni dans le blog, ni dans l'éditeur de texte... Peut être vivent-elles une vie dans un espace temps parallèle au nôtre, bercé par des flots azurs en Technicolor !

samedi 27 mars 2010

Montréal : friches, tags et herbes folles







Montréal, à la frontière du Plateau et de la Petite Italie, une zone de transit un peu en friche : des herbes folles, une voie ferrée qui fait office de garde barrière, passage de trains fantômes aux horaires erratiques - apparaissant par magie, s'évanouissant dans le mirage lointain de notre imagination - entre deux séances photo, une vieille usine désaffectée qui se donne des airs d'ateliers des artistes (à moins que ce ne soit l'inverse...), et pas mal de tags !

vendredi 26 mars 2010

Installation à Montréal - 4








Deux semaines à sillonner Montréal en tous sens à la recherche d'un appartement. Quartier olympique et longues rêvasseries dans le Parc Maisonneuve, coup de cœur pour Côte des Neiges (où nous resterons quelques temps dans les tours universitaires béton), marche forcée suffocante sur les rives du Canal Lachine, visites d'apparts surplombants le marché Jean Talon dans le quartier de la petite Italie dans lequel nous aurions bien posé nos sacs tant le quartier nous paraissait idéal, pour finalement trouver un îlot parfait sur le Plateau Mont-Royal, plein soleil, design chaleureux et dessus de lit de dentelle rose HA !, le point de départ idéal de nouvelles aventures...

jeudi 25 mars 2010

Installation à Montréal - 3




Impressions américaines que je pensais avoir laissées en Louisiane, en compagnie d'un grand pan de mon adolescence et d'une bonne part d'innocence perdue, mais qui ressurgissent ici comme si de rien n'était !

L'odeur sèche et givrée de la clim, le poids de la chaleur moite qui plombe les après-midi d'été, donnant aux touristes une nonchalance vaporeuse, les laissant se mouvoir sans grâce entre deux vagues de fièvre, l'odeur du goudron chaud arrosé d'averses nocturnes - pas rafraîchissantes, non, tout justes bonnes à rythmer les journées et à exciter les sens. Aussi, les larges trottoirs, les trucks géants, les limos de 20 mètres, les routes rectilignes transpercées de nuages, les robes de soirées scintillantes, les maisons biscornues en ossature bois avec une balancelle sous la terrasse où siroter des litres de limonade glacée, les bars tout grésillants d'enseignes vertes et rouges, sentant bon le vieux bois et la bière rance...

Un univers d'infinis sources de rêveries sans fin ...

Installation à Montréal - 2

Décalage horaire créant un fossé entre deux mondes. Six heures béantes à combler bien plus vastes et profondes que les Kms qui s'étendent en une longue hyperbole au dessus de l'Atlantique.

Deux courtes journées à errer hagard dans les rues dépeuplées aux premières heures du jour et à apprivoiser un périmètre aux cercles concentriques autour de l'appartement. A rayer sur notre liste les passages obligés : tourner à angle droit, les tours du quartier d'affaires, le port désert balayé d'un vent glacé venu du pôle, vieux reste d'un sursaut d'hiver - sommes les seuls à être emmitouflés, les montréalaises sont, elles, imperturbables dans leurs petites robes à bretelles - grimpette de deux heures sur la colline du Mont-Royal pour une vue mille fois ressassée, les ruelles tellement bucoliques du Plateau.



Deux jours à croiser nos premiers québécois, si gentils et courtois. Qui ne nous voient pas. Nous sommes transparents comme des fantômes.

Deux nuits de plomb, des rêves en nuances de gris, au plus profond de la conscience. Flash-back et passage en revue dans des éclairs de fièvre de toute une galerie de portraits. Des amis, la famille, des embrassades échangées, des repas sans fin, des verres trinqués qui laissent au réveil comme une réminiscence de tintement de cloche un matin de Pâques.

Six heures de décalage horaire comme un ultime sursis, un trou dans l'espace temps. Une vie en parallèle, continuation de ma vie d'avant profitant du moment de grâce pour adoucir les fissures d'un départ tellement attendu et pourtant trop rapide. Six heures à courir les demandes de pardon et les bénédictions.

Six heures pour que lentement les deux masses visqueuse et mouvantes de deux vies séparées se rencontrent, rebondissent sur leur surface glissante, se rencontrent à nouveau, se collent et s'agglutinent une bulle translucide et légère, portée par des vents ascendants vers un destin nomade et bondissant.


Alarme incendie. Réveil en vrac d'un sommeil profond. Sursaut. Images saccadées. Ce qui reste de réflexe pour empoigner un sac de survie - les papiers et l'argent - passer la barrière de fumée du troisième étage et se retrouver à moitié à poil parmi les locataires pas plus impressionnés que ça. Déphasage complet.

mardi 23 mars 2010

Installation à Montréal - 1


Le décollage a finalement eu lieu !

Moi qui n'y croyais plus, qui pensais que les terribles lois d'un destin contrarié auraient raison de mon triste sort, que je serais terrassé quelques jours avant le départ par une attaque cardiaque, que l'avion serait cloué au sol par une invasion de sauterelles, que la foudre s'abattrait trois fois, et au même endroit, sur moi !

Rien de tout ça ! Pas le moindre rhume à l'horizon, les animaux dans leur tanière et la grippe gentillement attendant l'hiver.

La chemise pour être beau à la douane trempée de sueur, les mains pleines de valoches, deux sacs rivés au corps, le cerveau en ébullition, bouillonnant comme une marmite des premiers jours, enserré par un feutre de poils de castor sans doute fraîchement dézingués dans mon pays d'adoption, je passe fièrement la frontière et entre dans le no man's land des zones de transit où l'homme est libre de ses rêves les plus fous. Un ange passe trainant dans son sillage un zéphyr aérien s'élevant langoureusement. L'avion dans sa foulée. Toute la masse d'un 747 lancée à pleine puissance vers des horizons nouveaux !

Arrivée à Montréal, taxi rasta rocket slalomant de toute la mollesse permise par sa boite automatique entre les gros trucks américains gavés d'essence, arrivée surréaliste et tant attendue par un périphérique surélevé laissant derrière nous des zones de friches industrielles, des terrains sableux et à jamais irrécupérables, des petits restaurants cradingues que l'on aimerait mal-famés et grésillant de néons verdâtres, vantant les mérites rafraichissants de Bud ou de Coors, comme dans les films, et laissant apparaître au loin, dans une brume orangée de début de soirée, les tours du down-town de Montréal.

Le taxi s'octroie un généreux pourboire, premier racket du genre, ce ne sera pas le dernier, et nous lâche rue Durocher au pied d'un immeuble brun dépareillé lézardé dégueulasse. Idéalement situé entre le centre des affaires et les prémices du plateau, entouré de résidences universitaires, avec une vue moitié sur un immeuble aussi pourri que le notre, mère de famille débordée la clope au bec et le cheveux gras, le gros du bide entre deux âges vivant en slip toute la journée - cette chaleur moite vous comprenez - se protégeant des regards et du soleil d'un drap crasseux tendu sur les fenêtres, moitié dégagé vers l'Est et les abords du port.



L'appart à l'avenant, fenêtre s'ouvrant au tiers laissant l'atmosphère suffocante, les lattes des stores cassées, un électroménager de poupée Barbie, un chewing-gum dans la baignoire.

Le paradis !

Retour vers le futur

Retour en arrière. Les premiers mois de l'installation à Montréal. Presque un an déjà, de la moiteur de juin, aux froids givrant nos têtes blondes dans le vent d'hiver, à la pluie fine et désolée d'un mois de mars qui s'étire et se meurt, hoquetant ses derniers soubresauts de neige et de crachin mêlés.

mercredi 17 février 2010

Petits polars au coin du feu

    Derniers bouquins en date (et en vrac)
  1. L'homme dans la vitrine et Le quatrième homme de Kjell Ola Dahl. Un peu figé et théâtral - pris dans une gangue de brouillard norvégien, glacé et pénétrant au plus profond des os. Un récit distancié, comme raconté par un observateur un peu éloigné de l'action. Des ambiances glauques, peu d'espoir, au final des polars très noirs et originaux ! Série en cours...
  2. Misterioso de Arne Dahl.Très structuré, très bien écrit. Un peu lisse à mon goût. Second degré involontaire ou non de ces situations et personnages tellement politiquement correctes. A chaque fois un étrange sentiment de plénitude face à à la constuction du récit et l'aboutissement de l'intrigue, mais aussi un vide causé par un manque de violence, de sang et de trahison assez malsains pour être honnêtes.
  3. Dernière conversation dans la nuit de David Malouf. Pour la quatrième ou cinquième fois. Et de toujours me perdre dans ce labyrinthe de phrases, et les méandres de l'introspection.

mercredi 16 décembre 2009

Poirot joue le jeu - Agatha Christie


Section Agatha Christie à la Grande Bibliothèque de Montréal - une quarantaine de volumes, à vue de nez. Quelques-uns archi connus et lus plusieurs fois [Le Crime de l'Orient-Express, Les Dix Petits Nègres, Mort sur le Nil...] et dont l'évocation fait insensiblement dévier le souvenir vers un temps d'insouciance, de grandes vacances s'étirant à l'infini, de journées rythmées d'une succession monotone de thés glacés mentholés et de suçotages de glaçons, bien calé dans des transats délavés de soleil, les doigts visqueux de crème solaire, environné d'insectes sonores aux pattes gratouillantes, à bouquiner du matin au soir avant d'aller s'ébrouer à la nuit venue dans la quiétude des sous-bois pour affermir un corps de mollusque chaud et se laver l'esprit de tous ces meurtres.
D'autres parfaitement inconnus - il suffit alors de s'en remettre au hasard et de se laisser bercer jusqu'au dénouement final - petit rituel familier et attendu où les suspects sont réunis dans une même pièce et où le couperet tombe...

Le dernier en date, Poirot joue le jeu, lu pendant la première tempête de neige montréalaise, les flocons dansottant à la fenêtre, le radiateur poussé à fond, les couches de vêtement empilées, mais l'esprit déjà parti sur les rives opposées de l'Atlantique, flottant dans les vapeurs aériennes d'une chaude après-midi de juillet.

jeudi 10 décembre 2009

Le sauveur - Jo Nesbø

Jo Nesbø - Le sauveur

Le sixième opus des enquêtes de l'inspecteur Harry Hole. Après deux premiers tomes exotiques (en Australie et en Thaïlande) l'action se situe, depuis Rouge-gorge, en Norvège. A Oslo.

Une enquête sur le fil - en toile de fond la traque des responsables du trafic d'armes norvégiens.
Toujours haletant, drôle, terrible et décalé...

Je fais bien attention à avoir toujours un livre de retard, pour ne pas me retrouver avec un grand vide devant moi.

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Mais encore...

La première phrase : Elle avait quatorze ans et elle étais sûre qu'en fermant très forts les yeux et en se concentrant elle verrait les étoiles à travers le toit.

La dernière phrase : Il cria son nom dans le brouillard bien qu'il sût que Møller avait eu raison : c'était tout. Mais il pensa que quelqu'un devait malgré tout crier son nom.

670 pages, aux éditions Folio Policier.

lundi 30 novembre 2009

Bouquins en cours

Pour agrémenter un peu ce blog à la mise à jour un peu erratique, j'ai décidé de faire une rubrique Bouquin en cours, donc normalement à sortie assez régulière...

C'est qu'il y a, à Montréal, une quantité impressionnante de bibliothèques (par arrondissement et la BANQ en bois/verre/béton où il fait bon flâner des après-midi entières)...

Je ne t'ai pas vu hier dans Babylone

Je ne t'ai pas vu hier dans Babylone. Le dernier roman d'Antonio Lobo Antunes.

Aérien, onirique, construit de récits entrecroisés et s'éloignant de plus en plus des règles et codes classiques du roman.
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Christian Bourgeois, une édition superbe d'une densité de plomb...

dimanche 15 novembre 2009

Bibliothèque du coin de la rue

Deux sacs, rien d'autre. Et pas des plus grands, au regard du poids que pèsent ces ânes morts au terme d'un voyage harassant. Des choix à faire et des plus draconiens... De l'utile donc, à défaut de pouvoir le mêler à l'agréable. Des vêtements : des chaussures de marche (de belles petites Campers achetées à Amsterdam, des Lafuma tout terrain qui de la Nouvelle-Zélande aux Pays du Nord ont pas mal bourlingué et se portent comme un charme), des manteaux (une pelure en velours qui ne me quitte jamais, un long manteau qui n'attendait que cette occasion pour se refaire une nouvelle vie, et une veste de créateur pour je ne sais quelle occasion aristocratique).

Parmi les livres d'un bibliothèque empilée joyeusement au gré des passades, des coups de cœur, des années d'étude ou de tout autre séance d'achat compulsif et qui attend patiemment que je lui revienne, seuls trois ont fait le voyage : des livres de voyage justement, Le lac qui rêve de Sainclair Lewis dont l'action se déroule précisément au cœur de ce Canada qu'il nous tarde d'explorer, Dernière conversation dans la nuit de David Malouf - de l'Irlande à l'Australie, une introspection tortueuse au profond des forces du destin et du prix qu'il en coûte de vouloir s'en affranchir - et un exemplaire de l'œuvre d'Antonio Lobo Antunes - une petite musique comme bercée par le flux et le reflux de la houle marine, un plaisir de lecture halluciné, vibrant comme un rêve éveillé.

S'il m'était demandé quels livres emmener sur une île déserte, question pourtant impossible entre toute, mon choix serait donc fait...

Fort heureusement Montréal n'est pas île déserte et il y a dans chaque quartier une bibliothèques parcourue de linéaires de livres et de moult bd !...

lundi 21 septembre 2009

Une vache dans le paysage

Un travail qui colle à la peau, la création de sites Internet et la rédaction de contenus ! Au Québec comme à Paris, mais à mon compte, ce qui donne une toute autre ampleur à l'aventure...

Longue vie à La vache qui vole, dynamique bovidé qui prend ses quartiers dans la région de la belle ville de Montréal !

Toutes infos utiles et intéressantes sur : http://lavachequivole.com

vendredi 3 avril 2009

Our body - A corps ouvert



Une expo fascinante à l'Espace 12 Madeleine : Our body - A corps ouvert.

Point de chairs dégoulinantes, mais une distance imposée par un rendu un peu plastifié.

Pour entrer dans les arcanes tortueux du corps humain...


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Mais encore :
Le site internet de l'exposition.
http://www.ourbodyacorpsouvert.com

ESPACE 12 MADELEINE
12, boulevard de la Madeleine - 75009 Paris
Du 12 Février au 10 Mai 2009