mercredi 16 avril 2008

Adsl et bouquinage

Clamons le haut et fort, la Darty Box fonctionne au poil. Et fait le bonheur des petits et des grands -(surtout des grands)- qui peuvent :
    - Avoir le wifi [je sais, ça fait longtemps que ça existe, mais mieux vaut tard que jamais]
    - Virer l'antenne râteau et regarder la télé sans jolis petits pixels dansant autour des personnages, les nimbant d'une lumière mystique, créant des auréoles, et rajoutant aux intrigues un suspense insoutenable [mais qu'est ce qu'il dit ?! mais qu'est ce qu'il fait ?! mais comment ça finit ?!]
    - Enterrer la vieille télécommande qui avant un amusant court circuit obligeant les forçats de la télé à se lever toutes les 4 secondes 5 [avec 6 chaines ça va, avec 50 ça peut être pénible...]
    - Accessoirement, téléphoner

Sinon, pour oublier ces frémissantes avancées techno-geeks scintillantes comme un sapin de Noël, je me suis plongé dans God's Pocket de Pete Dexter. Une écriture tranchante comme un coup de rasoir et un plaisir de lecture électrique !


jeudi 27 mars 2008

Asger Jorn à la Maison du Danemark


Jusqu'au 6 avril, la Maison du Danemark expose une soixantaine d'oeuvres du grand peintre CoBrA Asger Jorn.

C'est l'occasion de se replonger dans ces toiles abstraites, enveloppantes et très travaillées, d'aller d'admirations en étonnements ; d'autant que la démarche d'Asger Jorn et son regard sur l'art ne manquent pas d'humour...

L'expo se termine idéalement par un Smørrebrød pris sur le pouce et d'entendre, du haut des Champs-Élysées, souffler le vent du Nord...

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www.maisondudanemark.dk






Traîne de comète et Bensonhurst blues

Allers et retours Paris / Province. Traversées de Paris de jours comme de nuit sur une étoile filante s'éffilochant de plus en plus et laissant dans sa traîne des paillettes de comètes. Concert prochain de Glastonbury. Attente d'un visa libérateur.

La vie est au voyage et j'enrage de n'être pas à l'instant même dans un avion ou un train explorant le vaste monde !



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Mais encore...

Musique de Oscar Benton : Bensonhurst blues

mercredi 19 mars 2008

Buzz - Fuzz et Presse citron...

Chaque matin, je fais une revue de web, zigzague de flux RSS en site web, et passe à la moulinette les derniers articles publiés sur mes sites préférés. Principalement des sites consacrés à la photo, des sites de dessinateurs et de graphistes, des blogs consacrés aux nouvelles technologies et à Internet.

Parmi ceux-ci : le site Presse Citron.
http://www.presse-citron.net

Le site se présente sous la forme d'un blog et offre un tour d'horizon des nouveautés et services en matière d'internet.
  • revue de sites nouveaux ou anciens offrant des fonctionnalités pertinentes
  • décryptages de tendances de fond ou analyses de phénomènes de mode
  • essais de matériels [à lire notamment l'excellent article consacré à l'eepc]
  • quelques articles qui n'ont rien à voir, car son auteur aime parfois à passer, avec un bonheur certain, du coq à l'âne...

La qualité de l'information, la liberté de ton, les analyses construites et réfléchies, combinées à une écriture vive et non dénuée d'humour [le sérieux mâtiné d'ironie] rendent ce site terriblement addictif !


Eric Dupin, le webmaster de Presse citron, est également chef de Fuzz.
Fuzz est un relais d'informations : c'est à dire qu'il agrège des favoris et des fils RSS.

Le site Fuzz a publié un lien vers un blog people qui faisait état des transports amoureux d'un acteur de ciné.
L'acteur a porté plainte, et l'affaire doit se régler devant les tribunaux...

Cette affaire soulève des questions sans doute très complexes [responsabilité des auteurs, responsabilité des hébergeurs, sources de première et de seconde main, droit à la vie privée, droit à l'image...] auxquelles je n'ai pas de réponse, et que je me garde bien de juger.

Reste que, on l'occurrence, cette regrettable aventure aurait trouvé un dénouement heureux si les deux parties avaient pu échanger en bonne intelligence...

Cette affaire crée un véritable buzz - et un soutien à Eric Dupin - [chez les lecteurs de Presse citron, et au-delà], auxquel, en tant que lecteur assidu de Presse citron, je m'associe...

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Pour revenir à la source, comprendre et se faire sa propre idée...

http://www.presse-citron.net
http://www.fuzz.fr/


Les dessous de l'affaire...
http://www.presse-citron.net/...

vendredi 14 mars 2008

Bouquinages

free music



C'est le week-end et le salon du livre ; alors n'oubliez pas de lire !...

Pour ma part, je me suis plongé avec délice dans l'oeuvre de Philippe Claudel [La Petite Fille de Monsieur Linh, Le Rapport de Brodeck, et, au ciné, Il y a longtemps que je t'aime]. J'espère qu'il va pleuvoir, que je puisse rester au chaud sous la couette en toute bonne conscience...

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La bande son de ce vendredi qui s'étire doucement : I've got to see you again, de Norah Jones.

mardi 11 mars 2008

Pour un art engagé

De zigzag en rebonds, je suis tombé sur Internet nez à nez avec cette passionnante question : C’est quoi l’art, aujourd’hui ?

Sur le sujet, j'ai un avis assez tranché (et sans doute contestable...)

Trois idées. L'art doit :

- aller à l'essentiel, cherche l'épure, retrancher, élaguer le superflu
- présenter un cadrage, une vision, et, par extension, un engagement
- offrir un supplément d'âme : une légèreté, une émotion, un frémissement, une palpitation


L'art conceptuel - de part son renouvellement perpétuel et intellectualisé, vide et tellement triste - présente pour moi, au mieux une fuite en avant incontrôlée sans sens ni but, au pire une nouvelle forme de pollution...


Le malheur étant que ces happenings permanents sont très prisés des conservateurs de tous poils [intérêt sincère ? - ou facilité de présenter une oeuvre sans risque et sans saveur à un public de plus en plus pudibond, puritain et frileux ?] - et que chaque m² pris par ces installations monumentales est un espace de moins pour un art engagé !...

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[La question est posée sur un site consacré à l'art que j'affectionne beaucoup : http://lucileee.blog.lemonde.fr]

dimanche 9 mars 2008

Blues et arc-en-ciel

free music



Ciel de plomb sur Paris et grands rais d'une belle lumière chaude de fin d'après midi. Double arc-en-ciel au-dessus des toits. Au loin, un voisin nettoie sa gouttière avec un tuyau d'arrosage par sa fenêtre, torse nu, la clope au bec.

Tout va bien...


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Crédits

Musique de Koko Taylor, superbe chanteuse de blues.
http://www.kokotaylor.com

jeudi 6 mars 2008

Le roi des dinosaures

Enfant, je déambulais dans les allées du Muséum d'histoire naturelle, un Rahan sous le bras, zigzagant entre les jambes des Triceratops, défiant de ma taille de pygmée le grand Diplodocus, trottinant de Tyrannosaures en Iguanodon, et m'imaginant géant et roi des dinosaures.

Le Muséum s'est bonifié avec l'âge : les vitrines sont proprettes, les étiquettes un peu jaunies et d'une belle écriture penchée et régulière, ce qui rajoute au charme [Mais pourquoi les organes sexuels ne sont-ils pas représentés ? La question fut demandée au squelette dans l'entrée qui arbore fièrement sa feuille de vigne - sans réponse...] ; les galeries ouvrent en grand sur un monde fantastique.

Le temps a passé. J'ai depuis longtemps remisé mon slip de Tarzan et mon coutelas d'ivoire ; mais poussé par une force céleste, comme le balancier d'un mouvement de marée lent et immuable, je fais ici de régulières et de fréquentes visites.


En pensée je remonte le temps et me retrouve nu et innocent au coeur d'une forêt vierge - généreuse, exubérante et d'un vert éclatant - un jour de naissance du monde.

Les fougères tendres et jeunes me chatouillent la plante des pieds. Les buissons épineux me déchirent le torse et le dos. Et le souffle chaud des animaux sur mon cou.

Alors, en un face à face tragique et médusé un jeu de miroir me renvoie l'image de mon double sauvage.

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Le site du Muséum d'histoire naturelle
http://www.mnhn.fr

mardi 4 mars 2008

Week-end express des bords de mer

Week-end express des bords de mer. Ambiance bancale des mi-saisons, cherchant un appui en un trépied d'heures alanguies : la plage pour nous tous seuls et quelques cerfs-volants, un poisson momifié pané de sable fin, une ribambelle de serveurs désoeuvrés et hagards perdus dans l'immensité de restos dépeuplés. Des façades décrépites et des jardins en friche.

Bref, un terrain de jeu idéal pour se saouler de vent [et de vin], d'imaginer une vie d'aventures et de glisses sans fin, le sang chaud bouillonnant affluant dans nos veines, nous jouant de la mer et de ses doigts d'écume.


Au matin picotant, comme autant de petits phares, une nuée de méduses phosphorescentes encore des couleurs de la lune nous ouvraient une voie royale et balisée vers la ligne horizon. Un monde d'exotisme inconnu par delà le rideau de brume...


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Bien calé dans une dune j'ai fini Millenium. Dés les premières pages de cette belle trilogie, les personnages vous happent pour ne vous lâcher que bien plus tard, fatigué et heureux, mais triste d'être arrivé au terme de l'aventure, suite à de longues nuits de lectures frénétiques.

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Millénium de Stieg Larsson
http://www.actes-sud.fr/millenium.php

jeudi 28 février 2008

De Joomla! à Millenium

La vie comme un balancier, une régularité de métronome. Une litanie de jours interchangeables. Un pas de deux entre le jour et la nuit.

Coté pile.

Une danse à trois temps, espiègle et cajoleuse, les yeux en coin et les mains baladeuses avec Joomla!, mon double de travail, ma maîtresse, mon amour. Elle a pris du galon et des formes dans les fesses [so sssssexy], son tour de poitrine balconne en 1.5, et rend toutes maigrelettes les pâles imitations de ses versions passées. Bref, je fus nommé responsable ès mises à jour d'une ribambelle gazouillante de sites hauts en couleurs. Je m'exécute pronto pronto !...

Côté face.

Bien calé dans les plis de mes rêves, les songes de mes nuits ne sont peuplés que d'une question lancinante : Mais que va-t-il advenir de Lisbeth Salander ?!...

Il reste bien peu de place au sommeil...


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Mais encore...

Joomla !
http://www.joomla.org

Millénium de Stieg Larsson
http://www.actes-sud.fr/millenium.php

vendredi 22 février 2008

Ecoutez la vie en rose !...

Ou en bleu, ou en vert, ou...

Une chanson associée à une couleur [et un film, parfois très graphique en arrière-fond]. Une expérience tout ce qu'il y a de réjouissant !

Une inclinaison pour le bleu [The Blackes] et le noir [The Raveonettes]...

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http://www.soundofcolor.com

lundi 18 février 2008

Grafs, musique and Cie

La petite musique des aprèms parisiens ... : Amy Winehouse au fil de l'eau !

free music














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Crédits graf : les graffeurs du Canal de l'Ourcq
Musique Amy Winehouse

jeudi 14 février 2008

Jean-Christophe Ballot à la MEP






Il est, en amour comme en art, des rencontres improbables qui tiennent du coup de foudre...

On se souvient tous avec émotion de ces peintres, sculpteurs ou photographes découverts au hasard d'une journée que rien ne prédisposait pourtant à un bleu d'embellie, et qui depuis cohabitent et se font trimballer partout dans les plis de nos vestes.

Ainsi, à la Maison européenne de la photo, ai-je découvert l'oeuvre de Jean-Christophe Ballot !


Des photos qui ont une présence et qui s'imposent.
- Jean-Christophe Ballot est architecte de formation. Pas de fioriture ni de décoration : ses photos tiennent debout !
- Pas d'effet de style, pas d'échappatoire possible : les compositions - (et le choc) - sont frontales.
- Les couleurs sont primaires, toutes en harmonies tranchantes : des bleus, des verts émeraude, des rouges rouille, des oranges, des jaunes…

Parallèlement, sur le fond et dans la forme, tout concourt à donner à ces photos une grande sérénité.
Une espèce de jour serein d'un monde débarrassé des hommes, après l'apocalypse.

Car l'Humain est absent, ou apparaît en creux - une présence qui a été là, a façonné le monde et a disparu.
- sur des sièges vides un peu usés laissant apparaître en négatif une présence en allée,
- sur les façades d'immeubles placardés d'affiches géantes, reflets d'un temps passé et révolu...
- en ombre chinoise sur des murs bleus ; comme autant d'apparitions de fantômes fugaces qui auraient depuis longtemps déserté la ville.

Une légèreté, un équilibre, émane de ces grandes compositions.
Un regard distancié, et un humour certain !


Une richesse inouïe de formes et de contours, partout un relief et une aspérité ou l'oeil se balade et prend appui :
- dévale les lignes de fuite, passe de plan en arrière plan, explore les profondeurs de champs,
- se love dans le creux des courbes
- et remonte heureux par les rais de lumière.


Une découverte dont je ne me suis pas encore remis !


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Je pense que l'on peut tracer un parallèle avec l'oeuvre de Bernd et Hilla Becher (dont je suis grand admirateur), mais ça n'engage que moi...










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Mais encore...
Jean-Christophe Ballot
à la Maison Européenne de la Photographie, jusqu'au 30 mars 2008.
http://www.mep-fr.org

Site de Jean-Christophe Ballot
http://www.jcballot.com

Crédits photo :
Jean-Christophe Ballot
Bernd et Hilla Becher

lundi 11 février 2008

Plaisirs parisiens


Déambuler entre les cimaises d'une expo consacrée à Paris est pour le Parisien une façon des plus agréables de passer le temps en se regardant le nombril !

Ne voulant pas faire exception, - et ayant acquis lors de mon passage ici des réflexes biens huilés- je me réjouissais à l'idée de retrouver mes frères d'un même destin, entassés dans une petite boite surchauffée, occupés à nous dandiner de photos en explications - (qui ne sont pas ici pour expliquer, mais pour nous conforter dans ce que nous savons déjà ; comme si nous ne savions pas déjà tout ! allons !...) - à glousser et à nous gausser de nous même en des rengorgements de glouglous satisfaits.



Hélas, je n'en eu pas le loisir : une chaîne humaine, version serpent alangui moite et dodu, se prélassait nonchalamment au soleil froid de février autour de l'Hôtel de ville et m'en barrait l'accès...

Qu'à cela ne tienne ! Je fis volte face, changeai de programme en une pirouette habile, et me rabattis sur l'autre expo du temps, à ne manquer sous aucun prétexte pour qui veut garder son rang et sa réputation dans le monde : Edouard Boubat à la Maison européenne de la photographie !


De Boubat, je connaissais une photo (Lella, 1948) et avais sur son oeuvre une foule de préjugés.

A savoir celle d'un photographe marqué d'une époque : une technique et une connaissance parfaite des jeux d'ombre et de lumière. Aussi, une photographie faisant partie de la conscience collective, voisine des Lartigue et des Doisneau, et, dans un élan semblable, un peu anecdotique et aujourd'hui dépassée.

Bref, dans la file d'attente, intercalé parmi deux Merveilleuses toutes en fourrures et colliers, je m'attendais à de la photo facile : je me trompais !

Il y a chez Boubat une photographie de temps suspendus - superbes de grâces et de légèretés aériennes. Une absence d'effets de mode et de sentiments parasites. Une mélancolie aussi, tout au long du regard porté.
Une poésie tragique où la modernité l'emporte !


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Crédits photos : Edouard Boubat

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Exposition Edouard Boubat
A la Maison Européenne de la Photographie, jusqu'au 30 mars 2008
http://www.mep-fr.org

vendredi 1 février 2008

Petite musique de la pluie sur la verrière

Le déluge au-dessus de ma tête, je slalome entre les projets : deux écrans, sept fenêtres ouvertes, trois logiciels. Rush de fin de semaine occupé à tailler dans l'urgence !...

Par delà la brume, j'ai la vision d'une maison de bois entourée de forets et de lacs, d'un feu à l'âtre ET d'un poêle [je me refuse à trancher entre ce choix cornélien qui a brisé bien des couples], de journées à me faire transpercer de pluie et de vent, de soirées douces de bouquinages.

Avant de sombrer dans la folie version Shining [All work and no play makes Jack a dull boy], je nous chargerai, ma femme mon chien et moi, dans un rafiot bringuebalant et salvateur, enchaîner les bières au Whisky Bar du coin !

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La bande son de la journée, les Little Willies et Norah Jones - jazzy a souhait !